Oui, retour à l'école ce matin. Oui, nous sommes bien le 4 janvier. Oui, c'est la seule faculté de l'université qui nous fait recommencer à cette date incroyablement mal choisie. Pour avoir en plus une discussion dans un auditorium sur le décrochage scolaire... Sujet aussi mal choisi que la date, croyez-moi, car avec la session uniquement d'éducation qui se présente, le décrochage est alléchant. Dire que je n'aurai pas un seul cours d'histoire de la session, pas avant hiver 2008 en fait... Oui, je pleure à chaudes larmes, je ne me cache pas d'avoir des sentiments. Histoire, je t'aime, et je ne te trompe avec la faculté d'éducation non pas par choix, mais bien par devoir. Nous nous verrons encore en cachette, le soir, dans mon lit, où je te dévorerai pages après pages. Pour l'instant, je vomirai donc des mots horribles, que les Pédagogues Réformés semblent vénérer: métacognition, portfolio, différentiation, réforme et, malheureusement, encore plus.
Ce qui a de bien avec la faculté d'éducation, c'est qu'on apprend à pelleter des nuages, des gros nuages de mots théoriques qui ne trouvent pas leur sens en pratique. C'est facile de nager en plein nuage, suffit de mettre le cerveau à off et de sortir son dictionnaire des synonymes. Tout ce baccalauréat est extrêmement facile à faire pour le moment, beaucoup plus facile que mon cégep, mais est d'un ennui mortel dans les pavillons d'éducation. La cerise sur le bananasplit double chocolat, tout le monde que je connais qui enseigne au secondaire, particulièrement ceux qui ont un gros bagage derrière eux, ont pitié de moi qui doit suivre ces cours qui ne me serviront pas. À quoi bon pleurer? Payons nos factures et apprenons à éteindre les lumières quand les jeunes s'énervent...
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